Publié par : MarieMag | 20 février 2012

Le Canada, mais pourquoi ?

Partons d’un constat simple mais pour le moins évident : se casser à l’autre bout du monde est un sacré challenge que je pense avoir relevé avec brio.

Pourtant, le chemin vers le tarmac aura été long. Des mois durant, un brouhaha mutin se sera lancé le défi de me désarçonner, abusant d’un discours mi-dédaigneux, mi-optimiste avant d’opter in fine pour une accalmie passagère, histoire de me montrer son indéfectible soutien.

Proportionnellement à son degré de proximité, l’entourage se sera impliqué avec plus ou moins de passion dans mon projet, traquant par la même occasion le moindre indice qui pourrait enfin révéler les raisons logiques à tout ce chambardement.  Car enfin, il faut être un peu folle pour ébranler sa carcasse avec si peu de ménagement.

Estampillée catégorie socio-professionnelle supérieure/bac+5/chômeuse, j’appartiens à une génération de sprinters essoufflés sur les starting blocks, pas partis et déjà fatigués. La force de notre foi décline à mesure que la société nous témoigne une affection de plus en plus ténue. C’est à se demander si finalement, elle n’aurait pas oublié qui sont ses princes.

Diantre, une exquise fuite en avant s’impose devant l’érection de tant de remparts à notre latente incompétence. America, here I come ! Ruée vers l’or et Eldorado font partie des contes pour enfants et la culture populaire se targue d’élever Justin Bieber au rang d’Elvis ? Tant pis ! Qui dit hyper-mondialisation dit problèmes hypergros (ou XXXL en VO) et ça, c’est l’Amérique.

Alors Outre Atlantique aussi, point de salut sans sueur. N’empêche. Tout là bas au loin, l’effort dans la performance constitue encore une valeur ajoutée vénérable. Difficile d’en dire autant par chez nous.

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Responses

  1. Bravo pour cette profession de foi à laquelle je ne peux que souscrire !
    Puisque les voies estudiantines bien tracées dont on nous garantissait l’avenir mènent quand même aux sables mouvants professionnels, autant profiter de notre jeunesse pour prendre des chemins de traverse. Même si c’est dur, même si une incompréhension mâtinée d’envie nous entoure, c’est une façon de taper du poing sur la table et de dire qui nous sommes. Et puis ça nous fera plein d’histoires à raconter dans 10 ans.

    Juste une remarque cependant : entre le Canada et les US, ce que tu appelles l’Amérique reste contrasté… Mais qu’importe : tabarnac’ comme je t’envie !

    Bonne chance à toi et au plaisir de suivre tes aventures…

  2. Merci ! ce n’est qu’une manière d’introduire mon sujet… et je prendrais le temps qu’il faut pour étayer mes propos, tous mes propos !

  3. C’est GÉNIAL…. Je t’aime !


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