Publié par : MarieMag | 27 février 2012

Dujardin, mon Loulou

Ce soir tu m’as vendu du rêve, Jeannot, franchement. Je crois même que tu as redonné un peu d’espoir à tous les boloss faussement comiques de la France entière. Entendons-nous bien, loin de moi la terrible idée de te traiter de raté ou quel que soit le terme s’y apparentant. Le fait est que tu as débuté ta carrière avec un groupe de mecs marrants mais sans plus, inventant par la suite l’archétype du surfeur peroxydé et débile devant un Laurent Boyer hilare.

Avant de casser Brad Pitt, Gary Oldman et George Clooney, t’as réparé des serrures. Avant d’honorer la mémoire de Gene Kelly, tu ressemblais à un cake. Sans mentir Jean, t’es un grand, un monsieur respectable qui ne se prend pas la tête. Un mec sans histoire qu’une génération d’acteur doit jalouser, Bruno Salomone en tête.

Alors certes, le concept de The Artist a fortement contribué à ton succès. Sans minimiser l’énorme travail de mise en scène de ton Hazanavicius de patron ni ton indéniable génie animant la pantomime, il semble avéré que l’orchestration d’un hommage ostentatoire à un cinéma hollywoodien révolu ne pouvait qu’enthousiasmer une Amérique embourbée dans son 7ème art moribond.

Mais qu’importe, tu nous as fait rugir, sauter de plaisir, crier notre fierté, acte qui, force est de le constater, demande beaucoup d’efforts ces temps derniers.

En ta qualité de mec plus gaulois qu’Astérix et plus glorieux que Depardieu, je peux maintenant te l’avouer: Ah que je t’aime.

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Responses

  1. Tu vois, Dujardin, il a les qualités de ses défauts et inversement.
    C’est le type qu’on a vu grandir, qu’on a vu mûrir, qu’on a vu rire et pleurer au cinéma, qu’on a vu faire le con et s’énerver vraiment à la télé, qu’on voit dans la photo de famille du ‘nouveau’ ciné français (entre Cotillard et Canet, devant Lellouche et au-dessus de tous les autres), c’est un peu un intime, c’est un peu notre Jeannot, que s’il mourait, on serait un peu triste.
    Et en même temps, pour toutes ces raisons, on ne va plus voir ses films, on le déprécie, on le connaît trop bien, on en a fait le tour, on supporte pas son côté « communauté ».

    Dujardin, en fait, c’est à la fois celui qui mérite tous les prix qu’il a reçus, parce qu’il est vraiment marrant, mais aussi celui qui les usurpe, tant son iunterprétation dans The Artist nous semble bien banale …


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