Publié par : MarieMag | 1 mars 2012

Good day, Bad day, douloureuse immigration…

S’établir sur un autre continent engendre des règles inconnues, synonymes d’innovation, de challenge. Ca fait drôle, tout cet inédit qui t’embrasse, ces nouvelles manières qui t’éclaboussent. De manière générale, le processus d’intégration prend du temps, s’invite dans ta vie avec force et fracas. C’est un fait, l’être humain n’adhère pas à la notion de changement.

Alors pour faire bien, on tente d’allier passé et présent, de mixer les cultures autant que faire se peut tout en faisant montre d’un optimisme patient argumenté par des « ca va venir » poussifs. Pourtant, si je n’ai qu’un conseil à donner, c’est celui-ci : si toi mon ami, tu décides de partir loin de ta patrie, prends ton temps pour créer ta nouvelle maison car tu n’as pas le choix, le temps fait les choses à sa façon sans se plier à tes exigences.

Sans déconner, l’exil appartient à la catégorie des expériences « hardcores ». 30% des immigrés lâchent l’affaire et rentrent au bercail pour cause d’incapacité inhérente à toute personnalité de lâcher prise. Et pourtant, tes débuts semblent magnifiques. Tu prends tout pour acquis, te sens indestructible, penses pouvoir surmonter l’insurmontable, toi l’immense Achille sans son talon.
Et puis un jour quelconque, une ampoule s’allume et te grille la rétine, te décalque la face. Mercredi mais qu’est ce qui m’a pris de venir dans ce pays de fous, où les gens se tutoient, les lignes de métro sont des couleurs et les prix ne sont pas les vrais ? Tu veux une ratatouille avec du jambon, revoir ta mère et l’appart que tu as perdu. Il neige trop, la glace glisse et les leggings coupent la circulation de ta vie. Et puis surtout, tu as un sacré mal de chien à situer les québecois quelque part. Ni des canadiens, ni des américains, encore moins des français. Ces énergumènes là parlent ta langue sans que tu la comprennes, te font des blagues marrantes… ou pas! Non franchement, tu n’es plus toi. Et chaque avion dans le ciel de te rappeler que ta mère patrie est suffisamment loin pour que tu ne puisses la rejoindre d’un coup de train.

Une nuit plus tard, tu retrouves ta bonne humeur sans comprendre. Ton bagel du matin te fais entamer ta journée avec brio, l’accent chantant du Québec te monte à la tête et tu ne peux qu’exprimer ta joie bruyamment devant toute cette aveuglante poudreuse accumulée durant la nuit. Mais alors quoi, les voyages forment la jeunesse et rendent bipolaire ? Peut-être certains auront-ils cette malchance. Mais pour la majorité des autres, il ne s’agira que d’un passage obligé dans la vie d’un immigrant qui a choisi. Après la lune de miel s’invitent désillusion, noirceur et désespoir, le tout agrémenté d’instants fugaces de lumière. Il suffit de tenir, avoir conscience que l’état de trouille passe et que la vie s’écoule bien trop vite pour se la gâcher. Tenir le bon bout. Et ne pas lâcher la ficelle sous prétexte qu’elle te brûle les empreintes digitales. Car sous les stigmates, elles n’iront nulle part.

NB: Et sinon, tu peux trouver de l’aide sur immigrantquebec.com

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Responses

  1. Hey oui, le fameux cultural choc! Ton shema est bon, mais pas complet, car parfois, après l’adaptation, la courbe redescend profondément!!! Mais ne parlons pas de malheur! Bonne chance pour traverser tout ça, si tu veux samedi soir, viens chez Alex, ou la semaine prochaine, on est libre quand tu veux pour faire ce que tu veux! Bisous
    Ju’

  2. Le schéma n’est pas de moi mais de l’office de l’immigration du québec, va dealer avec eux 🙂
    Samedi je suis opé je pense !
    Bisous

  3. Moi je dis qu’après l’adaptation/épanouissement/satisfaction, il y a le surkiffe total de jouir d’une ville qui nous a adoptés sans nous avoir encore avalés !!
    Enjoy, toi qui vis ton into the wild

  4. Merci ma ciss, dans l’espoir de te voir bientôt de ce côté de l’atlantique ❤

  5. On appelle les lignes de metro par leurs couleurs parce qu’il n’y a en a pas beaucoup et que c’est visuellement plus parlant mais elles ont des numéros (si si, ils sont pas très logique d’ailleurs!)
    Ligne orange: ligne 2
    Ligne verte : ligne 1
    Ligne jaune: ligne 4
    Ligne bleu : ligne 5

    Truc de fou, non?

  6. Mais c’est fouuuuuu ! :p

  7. […] 7 – Réfléchissez à une solution de repli et renseignez-vous « au cas où ». Pour votre information, la demande de résidence permanente au Canada prend deux ans environ*, coûte dans les 2000 euros mais s’avère « relativement » simple pour les français que les canadiens détestent adorer, à moins que ce ne soit l’inverse. Leur premier ministre est vraiment sympa, les espaces en quête d’immigration sont légion et l’expérience enrichissante. […]


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