Publié par : MarieMag | 7 mars 2012

Une journée particulière

Deux semaines que j’ai débarqué dans la Belle Province et je crois être en mesure de dire que mes premières impressions sont excellentes. Rythmée par un hiver furtif et versatile (merci le réchauffement climatique), la vie ici ne semble pas tout à fait figée dans la glace. De toute façon, l’hibernation n’est pas une option. Tempêtes de neige et températures polaires n’excusent aucune absence, ce sont des normales de saisons. Suffit de respecter les quelques règles que ta jugeote chuchote, accumuler les couches, s’hydrater plus que de raison et manger beaucoup et GRAS (pas vraiment la période pour un régime soupe au chou), entre autres.

Sans plus attendre, je m’en vais te conter une journée que seule l’hivernale Montréal peut t’apporter sur un plateau givré.

– Marie fait son marché à Jean Talon : ici, les marchés couverts ont la côte. En même temps, vous conviendrez que ce n’est pas easy easy de faire pousser des légumes par -30 (température que je n’ai pas côtoyée pour l’heure). Les canadiens ont donc trouvé une solution de substitution, celle mettant en scène de mastocs hangars regorgeant de produits sortis de carrés de terre sous serre, de moult fruits et autres mets issus de l’agriculture, biologique ou pas. Les fleurs côtoient les courgettes et les oignons attendent en rang que quelqu’un les pioche. Et ces étals de s’accommoder en outre de délicates attentions telles que le miel et le très fameux sirop d’érable. Le glaçage sur le cheesecake aurait été que toutes ces fraiches cargaisons de tomates, prunes et autres gourmandises soient aussi bonnes que belles. Mais force est de constater que l’agriculture française possède la recette pour cultiver secrètement nectar et ambroisie…

Marie déjeune au Bagel Saint Viateur café : après cette mise en bouche quelque peu décevante, place à la vraie, la presque unique spécialité montréalaise, j’ai nommé le sacro-saint bagel. Comment comprendre qu’un simple rouleau en forme d’anneau puisse créer un tel engouement ? En allant chez un spécialiste, pardi. Et sur Montréal, faut choisir ton camp, St Viateur ou Fairmont Bagel, les deux plus anciennes fabriques du petit pain bouilli doré au four. Après, ne reste qu’à déguster ce dernier et, car tu fais les choses convenablement, à y mettre une ribambelle de choses dedans. Mon cœur a finalement balancé vers le Wow !, bagel garni de poivrons épicés, chèvre frais, salade et tomates séchées. Inutile de te dire qu’un bon vieux « pu*ain ça arrache » m’a échappé toutes les 15 secondes. Mais Dieu que c’était bon.

– Marie fait du patin à glace au soleil couchant sur le lac aux castors : oui oui lac aux Castors (ou marmottes si comme moi tu les confonds inopinément, ne me demandez pas pourquoi). Comme je le disais récemment, Montréal recèle en son sein une VERITABLE montagne (avec des arbres, des animaux et tout et tout). Et parce que les montréalais sont sacrément intelligents, ils ont décidé de vider un grand étang pour le remplir petit à petit. Résultat, voilà son contenu totalement gelé, annonçant de fait folles glissades et jolies galéjades. Bon t’es pas totalement rassuré, surtout quand cric sous ta lame, le glaçon craque. Mais bon, ce sont les joies du sport, Igor.

– Marie assiste à un match de Hockey universitaire : le clou de la journée, le match de Hockey. Qu’on se le dise, il est tout aussi difficile qu’onéreux d’avoir des places pour la saison de Hockey sur glace. Sport de prédilection lorsque le pays revêt son manteau de neige (je fais aussi de la poésie), l’activité préférée des patineurs forts de leur insolente jeunesse envoie du lourd. D’une parce que, niveau baston, c’est mieux que le rugby. De deux parce que tu restes constamment concentré sur le match tant pour son indicible attrait que pour ta crainte de te prendre ce fondu de palet dans les gencives. Résultat final, les Patriotes de l’UQTR se sont inclinés 5-3 devant les Redmen de McGill, soit une victoire à domicile. C’est décidé, exit le bucheron, je veux un joueur de Hockey.

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Responses

  1. si tu veux pas du bûcheron, aboule le. Ils font des grands chronoposts maintenant…

  2. Ca marche, je t’envoie ça, mais réceptionne le rapidos à la poste, pc ca aime pas attendre le bucheron.


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